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Sécurité alimentaire : l'UE injecte 10 millions d'euros dans le vivrier ivoirien

Par Karamoko Diaby · Fondateur et directeur de la publication ⏱ 2 min de lecture
Sécurité alimentaire : l'UE injecte 10 millions d'euros dans le vivrier ivoirien

Le Programme d'appui au secteur vivrier financé par l'Union européenne enregistre d'importantes avancées. Avec 10 millions d'euros mobilisés depuis 2022, le dispositif soutient les filières manioc, maraîchage et banane plantain.

La coopération Côte d'Ivoire–Union européenne en matière de sécurité alimentaire franchit une nouvelle étape. Lors d'une rencontre tenue le 22 mai 2026 à Abidjan-Cocody, le coordonnateur national de la Cellule de coordination de la coopération Côte d'Ivoire-UE (CCC CI-UE), Semon Bamba, a dressé un bilan d'étape positif des programmes financés par Bruxelles depuis 2022.

L'enveloppe européenne mobilisée s'élève à 10 millions d'euros depuis juin 2022, dédiée au renforcement de la résilience et de la durabilité du système alimentaire national. Deux programmes complémentaires structurent l'intervention : le PASAD (Programme d'appui au système alimentaire durable) et le PASV-CI (Programme d'appui au secteur vivrier en Côte d'Ivoire), dont la mise en œuvre s'achèvera en novembre 2025.

Sur le terrain, les résultats sont tangibles. Les capacités de production d'attiéké ont été augmentées dans une fourchette de 300 à 600 % chez les transformatrices bénéficiaires. Des semences ont été distribuées sur plus de 300 hectares, sur des filières stratégiques : manioc, maraîchage et banane plantain. La filière manioc a par ailleurs été dotée d'une Organisation interprofessionnelle, étape clé pour structurer la gouvernance du secteur.

Côté commercialisation, l'OCPV (Office d'aide à la commercialisation des produits vivriers) a installé sept marchés de proximité supplémentaires. Le déploiement de la version 2.0 de l'application numérique « E-grenier » permet aux producteurs et acheteurs de mieux suivre les flux, tandis que le programme SAFAF (Sécurité alimentaire fourche-fourchette) renforce la traçabilité.

Le Haut-Sassandra, grand bassin de production de manioc et de banane plantain, devrait bénéficier indirectement de ces avancées via les filières structurées et les outils numériques déployés à l'échelle nationale . Les acteurs locaux suivront avec attention la phase de prolongation post-novembre 2025 et les futures enveloppes UE annoncées.

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