977 kg déclarés pour 143 tonnes produites : un écart vertigineux
Le chiffre a été lancé comme un pavé dans une réunion tenue vendredi 19 juin 2026 à Daloa : en 2025, les exploitants miniers à petite échelle du Haut-Sassandra n'ont déclaré que 977 kilogrammes d'or, alors que la production réelle est estimée à 143 tonnes. L'écart représente, selon le président du Syndicat national du groupement des exploitants des petites mines et acheteurs de Côte d'Ivoire (SYN-PMACI), Bamba Zakary, un manque à gagner d'environ 7 000 milliards de francs CFA pour l'économie nationale.
Cette rencontre s'inscrit dans une campagne nationale de sensibilisation lancée le 4 mai 2026, après une interpellation de l'administration minière face à la faiblesse chronique des déclarations de production.
Une région dotée d'un fort potentiel minier mais peu structurée
Le Haut-Sassandra ne compte qu'une douzaine d'autorisations d'exploitation artisanale et semi-industrielle légalement établies. L'informalité, le manque d'encadrement, l'insécurité sur les sites et l'accès difficile au marché légal de l'or figurent parmi les freins identifiés lors des échanges.
Bamba Zakary a fixé un objectif ambitieux : atteindre au moins deux tonnes d'or déclarées d'ici la fin de l'année 2026. Pour y parvenir, le syndicat prévoit l'ouverture d'un bureau d'achat agréé à Daloa, l'installation d'une section locale du SYN-PMACI et la mise en place d'un comité technique d'accompagnement des acteurs régionaux.
Déclarer, un acte de citoyenneté
Le secrétaire général de préfecture de Daloa, Yaya Bamba, a appuyé le message du syndicaliste : déclarer sa production, c'est contribuer à la politique nationale de structuration du secteur minier artisanal. Des garanties sur le respect de l'environnement ont également été apportées aux représentants des populations présents lors de la rencontre.
Source : AIP Haut-Sassandra
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