La capitale économique ivoirienne accueille cette semaine la 45e Commission technique du Groupe intergouvernemental d'action contre le blanchiment d'argent en Afrique de l'Ouest (GIABA). Les travaux, ouverts le 24 mai 2026, réunissent les représentants des États membres de la CEDEAO autour des défis posés par la criminalité financière transfrontalière dans la sous-région.
Le GIABA, organe spécialisé de la CEDEAO créé en 2000, est chargé du suivi de la mise en œuvre des standards internationaux contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Sa Commission technique, qui se tient deux fois par an, prépare les recommandations soumises à la Plénière des ministres et examine les évaluations mutuelles des pays membres.
Lors de la cérémonie d'ouverture, les responsables ont insisté sur la nécessité d'une synergie régionale accrue. La porosité des frontières, la digitalisation rapide des services financiers et l'essor du mobile money en Afrique de l'Ouest exposent les économies de la zone à des risques croissants de blanchiment, d'autant que les flux financiers illicites continuent de peser sur les ressources publiques.
Pour la Côte d'Ivoire, deuxième économie de l'UEMOA, l'enjeu est de taille. La place financière d'Abidjan, qui abrite la BRVM et de nombreuses institutions sous-régionales, doit conforter sa réputation de centre financier conforme aux standards du GAFI (Groupe d'action financière). Les autorités ivoiriennes ont multiplié ces dernières années les réformes pour renforcer la cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF).
Les conclusions de cette 45e Commission technique sont attendues dans les prochains jours [À VÉRIFIER : dates exactes de clôture]. Elles devraient nourrir les futures décisions de la Plénière du GIABA et orienter les feuilles de route nationales en matière de lutte contre la criminalité financière.
