Les chauffeurs de taxi de Daloa ont observé un arrêt de travail pour protester contre les mesures d'interdiction de l'usage du gaz butane comme carburant, décidées par les autorités. Le mouvement, qui a paralysé une partie du transport urbain, a finalement été levé après l'intervention des autorités.

Le mouvement de grève fait suite à une descente des autorités dans la ville de Daloa, dans le cadre de la campagne contre les fraudes au gaz butane. Des dépôts ont été fermés et des chauffeurs utilisant du gaz butane comme carburant ont été interpellés.
Le chiffre est éloquent : sur les 300 dépôts de gaz recensés dans la région du Haut-Sassandra, seuls 70 sont en situation régulière. Le sous-directeur du contrôle et de la répression de la fraude à la direction générale des hydrocarbures, Koffi Didier Innocent, avait pointé deux problèmes majeurs : l'utilisation du gaz domestique comme carburant de substitution dans certains véhicules de transport et les accidents domestiques liés à une mauvaise manipulation.
La colère des chauffeurs
Pour protester contre ces mesures, les chauffeurs de taxi de Daloa ont décidé d'entrer en grève. Boudra Doumbia, chef du syndicat des taxis de Daloa, a exprimé son mécontentement. Il a dénoncé le fait que les autorités d'Abidjan viennent traquer les chauffeurs alors que Daloa dispose d'un préfet de police. Il s'est dit surpris par la méthode employée, les autorités ayant bloqué les dépôts de gaz et interdit aux taxis de rouler au gaz, sans concertation préalable.
Pour Boudra Doumbia, cette décision n'est pas la bienvenue et il a appelé à l'ouverture de discussions avec les autorités.
La grève levée
Après l'intervention des autorités, ces dernières ont invité les chauffeurs à la reprise du travail. La décision d'arrêt de travail a été levée et les taximètres ont repris le service. Cette issue témoigne de la volonté des autorités de trouver une issue au conflit, tout en maintenant l'application des mesures gouvernementales.

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