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Haut-Sassandra : Un appel à bâtir et à investir, la diaspora au cœur d’une nouvelle gouvernance régionale

Par Karamoko Diaby · Rédacteur en Chef ⏱ 16 min de lecture
Haut-Sassandra : Un appel à bâtir et à investir, la diaspora au cœur d’une nouvelle gouvernance régionale

Le 29 août 2026, en région parisienne, les élus du Haut-Sassandra ont lancé un appel historique à leur diaspora : investir massivement dans une région en plein essor, mais aussi s'unir pour peser dans la gouvernance. Création d'une fédération, représentation au CSEC, cités binguistees, opportunités économiques… Retour sur une rencontre décisive pour l'avenir de la région.

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Ce n'était pas une simple réunion de concertation. C'était un acte fondateur. Samedi, au Nord de Paris, plus précisément à Bobigny, le Président du Conseil Régional du Haut-Sassandra, entouré des maires et élus des sept communes du département – Daloa, Issia, Vavoua, Zoukougbeu, Saïoua, Bédiala et Gboguhé – a transformé une rencontre traditionnelle avec la diaspora en un véritable sommet stratégique pour l'avenir de la région.

Près de 200 participants, issus de toute la France, ont répondu à l'invitation. L'événement, placé sous le signe de la proximité et de la transparence, a permis d'établir un dialogue direct et constructif entre les élus locaux et leurs compatriotes expatriés. Loin des discours convenus, cette rencontre a été marquée par des annonces concrètes et des décisions politiques d'une portée inédite.

Une économie en pleine métamorphose

Le Haut-Sassandra n'est plus seulement le « grenier » agricole de la Côte d'Ivoire. Il est devenu un chantier à ciel ouvert, un territoire en mutation rapide, comme l'a rappelé avec force le Ministre Mamadou Touré, Président du Conseil Régional, lors de son intervention de vingt-cinq minutes. La région, a-t-il souligné, a longtemps été cantonnée à son rôle de producteur de cacao et de café... Ces temps sont révolus. Aujourd'hui, le Haut-Sassandra assiste à une véritable révolution économique, portée par l'industrie et les mines, qui redessine son avenir.

« Notre région a longtemps été cantonnée à son rôle de producteur. Ces temps sont révolus. Aujourd'hui, nous assistons à une véritable révolution économique, portée par l'industrie et les mines, qui redessine notre avenir. »

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Les chiffres d'une croissance robuste

La région compte désormais 1,84 million d'habitants et son produit intérieur brut atteignait 1 264 milliards de francs CFA en 2021, ce qui représente 3,13 % du PIB national et 61,6 % du PIB du district de la Sassandra-Marahoué. Après une période de croissance mitigée, le Haut-Sassandra a démontré une forte capacité de rebond avec une progression de 9,8 % en 2021. Ce dynamisme repose sur des fondamentaux agricoles solides, avec une production annuelle de 140 000 tonnes de cacao et de 45 229 tonnes de café.

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Le virage industriel

Au-delà de ces fondamentaux, c'est la transformation structurelle de l'économie qui a été saluée. Le secteur secondaire, bien qu'encore modeste en poids dans le PIB avec seulement 10 %, affiche une croissance spectaculaire de 23,9 % entre 2018 et 2021. Il constitue le véritable moteur de la création de richesse et signale une diversification économique en cours.

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L'industrie minière incarne cette nouvelle frontière de prospérité. La mine d'Abujar, exploitée par Zhaojin Mining via Tietto Minerals, constitue un projet d'envergure internationale dont la production a débuté en janvier 2023. Au premier trimestre 2024, elle a déjà produit 37 111 onces d'or. Les ressources minérales estimées atteignent 3,83 millions d'onces et la durée de vie projetée s'étend jusqu'en 2032, avec une capacité de traitement visée de 5,5 millions de tonnes par an pour 2025. Le coût de production s'établit à 982 dollars l'once. Au-delà d'Abujar, la région dispose d'un potentiel minier exceptionnel : trente-quatre villages au potentiel aurifère identifié, neuf permis de recherche en cours, et un gisement stratégique de coltan de plus de 300 tonnes à Issia.

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Sept communes, des investissements massifs

Les maires se sont succédé à la tribune pour présenter des bilans concrets et des programmes d'avenir, prouvant que la région ne se contente pas de projeter, elle agit sur le terrain, au plus près des besoins des populations.

La vision stratégique du Conseil Régional s'articule autour de trois leviers fondamentaux. Le premier est la diversification économique, qui vise à réduire la dépendance au cacao en promouvant les cultures maraîchères, en soutenant les industries de transformation du bois, de l'anacarde et du manioc, et en valorisant le potentiel touristique avec des sites comme la Roche-Éléphant et les singes sacrés. Le deuxième levier est celui des investissements structurants ciblés, avec la poursuite de la réhabilitation des routes rurales, le développement de l'électrification via des sources renouvelables et l'investissement dans l'accès à internet haut débit. Le troisième levier concerne le renforcement du capital humain, à travers des programmes de formation professionnelle adaptés et le renforcement des partenariats entre l'Université Jean Lorougnon Guédé et le secteur privé.

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Chaque commune a présenté ses réalisations et ses perspectives, démontrant une dynamique d'investissement sans précédent sur l'ensemble du territoire.

Daloa

La commune de Daloa a investi 5,80 milliards de francs CFA entre 2018 et 2026, avec 3,33 milliards supplémentaires programmés pour la période 2027-2029. Ces investissements couvrent la voirie à hauteur de 1,6 milliard, l'éducation et la formation pour 1,58 milliard, l'électrification pour 1,2 milliard, l'eau potable pour 748 millions et la santé pour 662 millions. Ces montants se traduisent sur le terrain par la construction ou la réhabilitation de 107 salles de classe, cinq écoles maternelles et l'acquisition de près de 4 650 tables-bancs. La voirie a bénéficié de 185 kilomètres de voies aménagées, dont 173 kilomètres de reprofilage lourd, 4 kilomètres de pavage et 8 kilomètres de caniveaux, ainsi que quatre dalots. Le réseau d'adduction d'eau potable a été étendu sur 37 kilomètres et cinq forages ont été électrifiés. Deux centres de santé intégrés et un dispensaire ont été construits, quatre structures réhabilitées et huit équipées. Enfin, 969 poteaux électriques ont été installés au bénéfice de dix quartiers.

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Issia

La commune d'Issia, forte de ses 103 000 habitants, s'est dotée d'équipements de chef-lieu de département. Quatre-vingt-quatre salles de classe ont été construites et équipées, avec bureaux et latrines, dans les localités de Guéguhé, Korédidia, Mira, Zogba, Kôloukro, Bottikro, Batrouan, Bobréguhé et dans les écoles primaires publiques d'Issia. Quatorze sous-quartiers ont été raccordés au réseau électrique, notamment Djarabana, Odjéné-Kourani, Bazia, Pézito, Koko, Issia 3, Séréguhé, Mira, Belleville, City-Vé, Cocoteraie et Kiprégogoua. Douze engins d'assainissement et de voirie ont été acquis, dont un camion de collecte de 20 tonnes, une benne de 10 tonnes, une chargeuse, une niveleuse, des tracteurs, des pick-up et des tricycles. Un complexe omnisports bitumé et éclairé accueille désormais des tournois nationaux et les manifestations publiques. Pour les années 2027-2029, la commune a engagé la construction d'un hôtel de ville et d'un bloc administratif, car plus de 70 % des services publics sont aujourd'hui logés dans des locaux privés. Un grand marché moderne remplacera un marché d'un demi-hectare en matériaux inflammables. Une gare de stationnement et un parc à bétail mettront fin aux stationnements anarchiques et à la divagation des animaux. Un espace vert d'un hectare verra le jour au centre-ville, tandis que l'adduction d'eau des quartiers périphériques sera alimentée depuis le barrage de Buyo. L'électrification concernera Mira-extension, Dehimakro, Dagou, Bazia gauche, Issia 3 et Moussegogoua, avec un éclairage des quatre axes d'entrée.

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Vavoua

La commune de Vavoua a recensé 81 projets sur la période 2023-2027, représentant un montant total de 2,95 milliards de francs CFA. Parmi eux, 58 projets ont été réalisés ou sont en cours pour 1,66 milliard, exécutés à 66,9 % en moyenne pondérée par le coût. Dans le domaine de l'éducation, 24 salles de classe ont été construites et 30 réhabilitées à Sébouafla, Bouhitafla, Gouabafla, Plateau 1 et 4, Château d'eau, groupes scolaires 146 et 2-7-9, avec l'acquisition de 700 tables-bancs. En santé, des dispensaires ont été construits à Gouabafla, Bouhitafla et Dyla, avec équipement et matériel biomédical pour le centre de santé de Dèma et la clôture du service de santé scolaire. Quinze forages et pompes à motricité humaine ont été réalisés en ville et dans les villages, tandis que le réseau électrique a été étendu sur 5,85 kilomètres avec 140 poteaux et quatre transformateurs. La voirie a bénéficié de 4 kilomètres de reprofilage lourd et de 15 kilomètres de voies ouvertes à Bouhitafla, avec l'acquisition d'un camion benne, d'une tractopelle et d'un tracteur agricole. L'économie locale a été soutenue par la construction de 40 magasins au marché de Vavoua, la réhabilitation de l'abattoir communal et la construction de sept logements sociaux à Bouhitafla. Pour 2027, 23 projets sont programmés pour un montant de 1,28 milliard, incluant la construction de l'hôtel communal pour 400 millions, la réhabilitation du commissariat, l'équipement de la police municipale, l'hydraulique villageoise améliorée à Gouabafla avec cinq forages solaires, deux centres de santé intégrés à Koudougou PK 11 et à Gatifla, la réhabilitation de quatre bâtiments scolaires, et l'installation de trois transformateurs de 160 kVA et de 195 lampadaires solaires.

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Saïoua

La commune de Saïoua, sous la conduite du Maire Dr Ibrahim Lokpo, a vu l'enveloppe de son programme triennal multiplié par trois, passant de 450 millions de francs CFA hérités fin 2023 à 1 420 millions programmés sur 2025-2027. Les réalisations en éducation concernent la construction et la réhabilitation de neuf bâtiments à Balam, Godoua, Bolia, Zikibouo, Agokro, au groupe scolaire Léo Lagrange et à l'EPP Municipalité 1. En santé, trois dispensaires avec logement d'infirmier ont été construits à Kouadiobakro, Godoua 2 et Digbam, un dispensaire à Korébouo, la maternité de Dioulabougou, avec l'équipement biomédical de l'ensemble. Trois forages ont été réalisés à Saïoua, les pompes de Digbam, Dahira, Loukouahio et Zikibouo réhabilitées, tandis que le réseau électrique a été étendu sur 4 kilomètres avec un transformateur. Quinze kilomètres de voies ont été ouvertes et la commune a acquis un tracteur, une benne, une chargeuse et une niveleuse. D'ici fin 2027, trois gros forages pour 180 millions alimenteront en eau Saïoua, trois kilomètres de bitume seront posés dans la ville, au moins 40 kilomètres de voies ouvertes et 10 kilomètres d'extension électrique réalisés sur deux ans. Une auberge municipale, une piscine municipale et des infrastructures sportives sont prévues, ainsi que l'achèvement de l'hôtel de ville, de la radio communale et du foyer des jeunes. La coopération décentralisée avec la Ville de Garges-lès-Gonesse et l'association AGYS porte déjà ses fruits avec la Maison de vie et de santé de Saïoua.

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Bédiala

La commune de Bédiala a investi 1,08 milliard de francs CFA en quatre exercices, de 2023 à 2026, à travers trente-six opérations, avec un portefeuille de perspectives de 1,6 milliard pour 2027. L'effort est en progression continue, l'investissement annuel passant de 204 millions en 2023 à 365,8 millions en 2026, soit une hausse de 79 % en quatre exercices, au bénéfice de douze localités. Quatorze opérations ont concerné l'éducation, avec des salles de classe aux écoles primaires publiques de Nawalakaha, N'Guessankro, Nanoufla 3, 4 et 5, Banoufla 2 et Seydoukro, la réhabilitation des EPP Bédiala 1 et Nanoufla 3, la crèche de Nanoufla, et l'acquisition de 1 500 tables-bancs. Sept opérations ont porté sur l'électricité, avec 390 poteaux à Sokoura, Colombie, B13, Sénoufobougou, quartier Gouro, quartier du Lycée et Ourouta-Bialata, et trois transformateurs de 100 kVA. Six opérations ont concerné la santé et l'eau, avec la maternité d'Ourouta et sa clôture, le dispensaire d'Ourouta, huit chambres d'hospitalisation, quatre pompes villageoises à Gnanagonfla, Faazra, Ourouta et Nanoufla. Neuf opérations ont porté sur l'économie, la sécurité et le cadre de vie, avec le marché couvert de Banoufla, 32 magasins locatifs, une unité de transformation du manioc, le commissariat de Bahifla, le dalot d'Amanikro et l'auberge municipale. Pour 2027, les perspectives incluent l'électrification et l'éclairage public avec 570 poteaux supplémentaires, quatre transformateurs de 160 kVA et 22 kilomètres d'éclairage public, la santé avec du matériel biomédical pour les centres de santé urbains d'Ourouta et de Bédiala 1, la clôture et l'aménagement du centre de Bédiala 1, et une morgue municipale de 18 casiers, l'éducation avec 750 tables-bancs, quatre bâtiments de trois salles de classe, une crèche à Bédiala 1 et l'équipement de deux cantines, et le cadre de vie avec des feux tricolores à cinq carrefours, un jardin public et un cimetière municipal, dix magasins à Ourouta, une unité de décorticage du riz pour les femmes, un mini-complexe sportif et un foyer polyvalent de Nanoufla.

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Gboguhé

La commune de Gboguhé a défini un programme prioritaire de 493 millions de francs CFA, réparti en treize opérations classées par ordre de priorité par les services techniques de la commune. La voirie représente 111 millions avec deux opérations de reprofilage lourd de 100 kilomètres de routes et de traitement de 12 points critiques sur le périmètre communal, ainsi que 4 kilomètres supplémentaires vers Brohouan. L'eau potable mobilise 101,4 millions pour trois opérations d'extension du réseau d'adduction à Gokra et l'adduction en eau potable dans sept villages. L'électrification et le cadre de vie représentent 127,7 millions pour deux opérations d'extension du réseau électrique de Gboguhé et la construction de la clôture du cimetière municipal. L'administration, la santé et l'éducation concentrent 152,9 millions pour six opérations de réhabilitation des locaux de la mairie, deux logements pour l'infirmier et la sage-femme, l'équipement biomédical de deux centres de santé, 625 tables-bancs et quatre motos. Les localités bénéficiaires incluent Gboguhé chef-lieu, Gokra, Ziguédia, et les villages de Kékégoza, Brakaguhé, Baléa, Gbiéguhé, Koréa 2, Totokro, Brohouan, Guédékipréa, Krikoréa 1 et Kirwakro.

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Zoukougbeu

La commune de Zoukougbeu était représentée par son député, représentant le son maire. Ses projets sont en cours de structuration et feront l'objet de présentations détaillées lors des prochaines rencontres.

Une annonce politique majeure

Mais le véritable temps fort de cette rencontre a été politique. Devant une salle attentive et réceptive, le Président du Conseil Régional a annoncé une série de mesures structurantes qui marquent un tournant dans les relations entre la région et sa diaspora.

Une Fédération des associations de la diaspora

Pour donner une voix unique et organisée à la diaspora, le Président du Conseil Régional a annoncé la création d'une Fédération des associations de la diaspora du Haut-Sassandra. La diaspora, a-t-il souligné, n'est plus seulement une ressource financière. Elle est une ressource humaine, intellectuelle et politique, et il est temps de lui demander de bâtir avec la région, pas seulement de soutenir.

Pour conduire cette transformation, un comité ad hoc a été officiellement installé, placé sous la présidence de Monsieur Nazaire. Sa mission est claire et urgente : disposer de six mois pour mettre en place la fédération. Il devra fédérer l'ensemble des associations de la diaspora en une seule entité, désigner un interlocuteur unique pour le Conseil Régional, les communes et l'État, et installer un bureau unique qui portera la voix de la diaspora auprès des institutions. Un calendrier précis a été fixé : la fédération devra être opérationnelle au premier semestre 2027, avec une restitution publique des travaux à l'occasion d'une nouvelle rencontre prévue à Paris.

Quatre représentants au Conseil Économiques Social Environnemental et Culturel régional

Autre décision majeure, saluée par une standing ovation : la diaspora devra fournir quatre personnalités qui siégeront au Conseil économique, social, environnemental et culturel du Haut-Sassandra. Cette instance consultative stratégique donne son avis sur les grandes orientations économiques, sociales et environnementales de la région. La présence de représentants de la diaspora y est une première en Côte d'Ivoire. C'est un signal fort que les élus envoient : la diaspora n'est plus une invitée, elle est une co-constructrice du développement régional. Les quatre noms sont attendus dans les prochaines semaines pour une installation officielle.

Des échanges francs et constructifs avec la salle

La rencontre a réservé une large place aux échanges avec la salle. Près de trois heures de débats ont permis à la diaspora de poser des questions précises sur la transparence et le suivi des projets, les opportunités d'investissement pour les PME, la sécurité des investissements et le rôle des femmes et des jeunes. Le Président du Conseil Régional s'est engagé à publier un bilan annuel des réalisations. Des précisions ont été apportées sur le Code des Investissements de la Zone B, qui offre des exonérations fiscales, des avantages douaniers et un guichet unique du CEPICI. Les élus ont rassuré sur les mesures prises pour sécuriser les projets et lutter contre les tracasseries administratives. Des associations ont plaidé pour une représentation équilibrée des femmes et des jeunes au sein de la future fédération.

Les représentants de la diaspora, visiblement touchés par l'ampleur des annonces, ont pris la parole pour exprimer leur volonté de s'engager activement. Ils ont souligné qu'ils ne demandent que cela : être associés, informés et impliqués, avec des compétences, des réseaux, et surtout, l'amour de leur région.

Un cadre incitatif pour les investisseurs

Le Haut-Sassandra bénéficie du régime de la Zone B du Code des Investissements de 2018, offrant des avantages significatifs pour les investisseurs nationaux et internationaux, y compris la diaspora. Ce régime prévoit une exonération totale de l'impôt sur les bénéfices pendant cinq ans, une réduction de 50 à 75 % de l'impôt sur les bénéfices pour les cinq années suivantes, une exonération des droits de douane sur les équipements importés pendant toute la phase d'investissement, et une suspension de la TVA durant la phase d'installation. Le CEPICI assure la création d'entreprise en 48 heures via un guichet unique, avec un accompagnement personnalisé pour les investisseurs issus de la diaspora.

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Un Haut-Sassandra uni, tourné vers l'avenir

La rencontre de Paris restera comme un tournant dans l'histoire du Haut-Sassandra. En mêlant bilan économique, annonces d'investissement et décisions politiques structurantes – fédération des associations, représentation au CSEC, cités bilingues –, les élus du Haut-Sassandra ont posé les bases d'un nouveau contrat social et économique entre la région et sa diaspora. Un contrat fondé sur la confiance, la co-construction et la responsabilité partagée.

Comme l'a conclu le Ministre Mamadou Touré, dans une formule qui restera : le Haut-Sassandra ne se contente plus d'être le grenier de la Côte d'Ivoire. Il devient le chantier de son avenir, et cet avenir, les élus et la diaspora le bâtiront ensemble, ici et là-bas, unis comme ils ne l'ont jamais été. La diaspora a désormais les cartes en main. À elle de saisir cette opportunité unique pour peser durablement sur le destin de sa région d'origine.

La Rédaction

Crédits photographiques : Diapositive de présentation officielle de la rencontre des élus et de la diaspora du Haut-Sassandra, Paris, 29 août 2026. Photographies des interventions des maires et des échanges avec la salle fournies par le service communication du Conseil Régional. Slides des communes : Daloa, Issia, Vavoua, Saïoua, Bédiala, Gboguhé, Zoukougbeu.

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