Le gouvernement ivoirien poursuit son effort soutenu en faveur des filières agricoles, avec un accent particulier mis sur la production vivrière et le riz. Selon le communiqué publié le 23 mai 2026 sur le portail officiel du gouvernement, les programmes d'appui se traduisent par des résultats chiffrés significatifs sur la dernière décennie.
La production vivrière totale est passée de 11 495 419 tonnes en 2011 à 23 654 675 tonnes en 2024, soit un doublement en treize ans. La production de riz blanchi a elle aussi connu une progression notable, passant de 550 000 tonnes à 1 547 734 tonnes sur la même période. Ces performances reflètent les effets cumulés des investissements publics et des appuis ciblés aux exploitations.
Deux programmes phares structurent cet accompagnement : le PA-PSGouv (Programme d'appui au Programme social du gouvernement) et le 2PAU-CI (Programme de production alimentaire d'urgence). Les appuis distribués couvrent la fourniture de matériel agricole, de semences améliorées, d'engrais, ainsi que la réalisation d'infrastructures hydrauliques (châteaux d'eau, forages) et de moyens de transport adaptés au milieu rural, notamment des tricycles.
Les premières remises de matériel évoquées dans le communiqué ont eu lieu à Ferkessédougou (Nord) et à Kohourou, dans le Sud-Comoé, en partenariat avec le Conseil régional concerné. Le Haut-Sassandra, l'un des principaux greniers agricoles du pays, n'est pas explicitement cité dans cette livraison [À VÉRIFIER : retombées concrètes attendues pour les coopératives de Daloa, Vavoua et Issia].
Pour les producteurs du Haut-Sassandra, qui combinent cultures de rente (cacao, café, hévéa) et cultures vivrières (igname, manioc, riz pluvial), le déploiement progressif de ces programmes est suivi de près. Les acteurs locaux attendent une meilleure visibilité sur le calendrier d'extension à la région et sur les critères d'éligibilité des coopératives bénéficiaires.
