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Économie

Cajou : 50 jeunes diplômés se forment aux métiers de la transformation

Par Jean Koffi · Journaliste économie ⏱ 2 min de lecture
Cajou : 50 jeunes diplômés se forment aux métiers de la transformation

Le Centre d'innovation et de technologies de l'anacarde a accueilli le 22 mai à Yamoussoukro une promotion de 50 jeunes titulaires d'un BAC+2, dont plus de 70 % de femmes.

Cinquante jeunes diplômés, dont une large majorité de femmes, ont entamé le 22 mai 2026 une formation d'un an aux métiers de la transformation du cajou. Le coup d'envoi a été donné au Centre d'innovation et de technologies de l'anacarde (CITA), à Yamoussoukro. Tous sont titulaires d'un BAC+2 et alterneront cours théoriques et stages industriels jusqu'à la fin du cursus.

Le programme est piloté par le cabinet DENETEC Global, qui a conçu la maquette pédagogique avec les industriels du secteur. Objectif affiché : combler le manque criant de techniciens qualifiés dans les usines de décorticage, qui peinent à recruter malgré la mécanisation accélérée de la filière. La promotion couvre les compétences techniques, professionnelles et transversales spécifiques aux opérations de transformation.

Plus de 70 % des stagiaires sont des femmes, reflet de leur poids historique dans les activités de transformation, longtemps cantonnées au tri manuel et au conditionnement. La directrice de CILAGRI-CAJOU, Cynthia Niamoutie, les a encouragées à saisir les opportunités de croissance offertes par le secteur. Au nom de la promotion, Kouakou Ahou s'est engagée à porter haut les couleurs du programme.

La Côte d'Ivoire produit aujourd'hui plus d'un million de tonnes de noix de cajou brutes par an, ce qui en fait le premier fournisseur mondial. Le pays ne transforme pourtant qu'une fraction de sa récolte sur place, le reste partant vers l'Asie pour être décortiqué et conditionné. Combler ce retard industriel suppose justement de former des cohortes capables de faire tourner les chaînes de production locales.

Le Haut-Sassandra n'est pas la première région anacarde de Côte d'Ivoire (le bassin se concentre dans le nord, autour de Korhogo et Bondoukou), mais la filière s'y développe, notamment autour de Vavoua et Zoukougbeu, où plusieurs coopératives ont diversifié leurs assolements pour réduire leur dépendance au cacao. Les places offertes par le CITA restent toutefois ouvertes aux candidats de toutes les régions productrices.

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