« Le poisson est cher, trop c'est trop, on n'en peut plus. » Grelots, casseroles et sifflets à la main, les vendeuses détaillantes de poisson de Vavoua ont fermé étals et magasins vendredi et marché jusqu'à la préfecture. En cause : des prix qui ont doublé. Elles annoncent trois jours de grève.

N'en pouvant plus, les vendeuses détaillantes de poisson de Vavoua ont fermé étals et magasins dès l'aube du vendredi 23 octobre 2026, pour faire entendre leur ras-le-bol face à la flambée des prix imposée par les grossistes. Dès 5 heures du matin, les commerçantes se sont mobilisées. Première action : faire fermer les magasins des grossistes de la ville. Puis, abandonnant leurs tables dans les marchés, elles ont entamé une marche à travers les principales artères de Vavoua, en direction de la préfecture.
Des prix qui ont doublé
Reçues par le secrétaire général de la préfecture, Kouakou Kouassi André Eugène, les manifestantes ont exposé une situation devenue intenable. « Certains cartons de poisson qui coûtaient 25 000 FCFA sont désormais vendus à 50 000 FCFA », a dénoncé Séa Rachelle, porte-parole du mouvement. Selon elle, la hausse touche toutes les variétés de poisson commercialisées.


« C'est notre seule activité pour nourrir nos familles »
Cette flambée étrangle les plus vulnérables. « Beaucoup d'entre nous sont veuves, orphelines. C'est notre seule activité pour nourrir nos familles », s'est émue Sadia Fofana.
Conséquence directe : plus de bénéfice pour les détaillantes, et des clients qui désertent les marchés face à la cherté. Le poisson pourrit sur les tables, les invendus s'accumulent. « On n'en peut plus, nous sommes fatiguées », a lancé Sadia Fofana, annonçant une grève de trois jours.
Les doléances transmises au gouvernement
Face aux manifestantes, le secrétaire général de la préfecture a appelé au calme et à la reprise des activités, tout en s'engageant à transmettre leurs doléances au gouvernement. La marche, encadrée par les forces de police, s'est déroulée sans incident, dans la discipline.
Les vendeuses attendent désormais une réponse des autorités. Le mouvement fait écho à celui de Daloa, où les commerçantes de poisson avaient manifesté deux jours plus tôt contre la même flambée des prix, obtenant du préfet de région l'ouverture d'une enquête sur les prix.
La Rédaction

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