Pendant de longues années, cette salle était restée à l’abandon. Murmure des murs décrépis, équipements inexistants, absence totale d’entretien : l’état de dégradation avancée et le manque de moyens avaient eu raison de ce lieu qui aurait dû être un atout pour des générations d’élèves. Mais les anciens du lycée, regroupés au sein d’une association en passe de devenir une fondation, ont décidé de prendre leur destin en main. Cette rénovation marque le lancement du projet « Smart Classroom », un programme ambitieux visant à moderniser les espaces éducatifs par l’intégration des technologies numériques.
Leur objectif n’est pas seulement esthétique. La salle réhabilitée sera bientôt équipée de tableaux blancs interactifs, d’écrans tactiles et de vidéoprojecteurs de dernière génération. Concrètement, ces outils permettront à des élèves de suivre à distance des cours dispensés dans d’autres établissements disposant du même dispositif. Une avancée majeure pour les disciplines où le manque d’enseignants se fait cruellement sentir.
Le proviseur du lycée, Koné Sakaria, ne cache pas son enthousiasme. « Cela va nous aider à pallier intensivement et de façon concrète le déficit d’enseignants », a-t-il confié, visiblement soulagé de voir une solution tangible émerger après des années de vœux pieux.
De leur côté, les anciens élèves expliquent leur geste par une profonde fidélité à leur alma mater. Ce lycée, qui fête ses soixante ans, accumule les besoins de réhabilitation. En redonnant vie à cette salle multimédia, ces anciens posent une première pierre, espèrent-ils, à un mouvement plus large de mobilisation citoyenne pour l’école ivoirienne.
Dans une région où les inégalités numériques restent criantes, ce projet « Smart Classroom » pourrait bien faire des émules. Et si l’exemple venait de Daloa ?
Par la rédaction de Daloa360.com
Source : AIP