Le gouvernement ivoirien a lancé, jeudi 22 mai à Abidjan, une vaste opération de mobilisation financière pour boucler le financement du Plan national de développement (PND) 2026-2030. Objectif annoncé : réunir 11 138,2 milliards de FCFA auprès des bailleurs internationaux, investisseurs privés et partenaires économiques.
Un coût global de 114 838 milliards FCFA
Lors d'une conférence de presse tenue à Abidjan, le ministre du Plan et du Développement Dr Souleymane Diarrassouba a précisé que le coût global du PND 2026-2030 s'élève à 114 838,5 milliards de FCFA. Les 11 138 milliards à mobiliser correspondent à la part qui reste à boucler après les engagements déjà acquis du budget national.
Pour y parvenir, un groupe consultatif réunira investisseurs, bailleurs multilatéraux et acteurs du secteur privé les 8 et 9 juillet 2026 au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire. La rencontre se veut, selon le ministre, « une plate-forme stratégique destinée à convaincre les bailleurs d'accompagner la transformation économique et sociale du pays ».
Ambition : pays à revenu intermédiaire en 2030
Le PND s'inscrit dans la trajectoire d'émergence visée par les autorités. La Côte d'Ivoire ambitionne d'atteindre le statut de pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure à l'horizon 2030. L'objectif passe, selon le gouvernement, par une croissance soutenue, une industrialisation renforcée et l'amélioration des conditions de vie des populations.
Dr Diarrassouba a insisté sur la nécessité de diversifier les sources de financement, en s'ouvrant aux acteurs non conventionnels et aux capitaux privés. Une meilleure coordination entre l'État, les bailleurs et le secteur privé est, selon lui, indispensable pour optimiser l'impact des investissements.
Quels impacts pour le Haut-Sassandra ? [À VÉRIFIER]
À ce stade, le détail des allocations sectorielles et régionales du PND 2026-2030 n'a pas été rendu public. Les régions agricoles comme le Haut-Sassandra, qui concentrent les filières cacao, café et hévéa, pourraient bénéficier des investissements prévus dans les infrastructures rurales, l'électrification et la modernisation des chaînes de valeur agricoles — sous réserve de la clé de répartition retenue par les autorités.
La rédaction de Daloa360 suivra de près les conclusions du groupe consultatif des 8 et 9 juillet et leurs implications concrètes pour notre région.
