Elle s'appelait Fabienne, elle avait 26 ans et gérait un maquis. Mercredi matin, elle a été retrouvée sans vie dans le salon de son domicile, au quartier Kennedy 2 à Daloa. Son compagnon, interpellé par la Brigade de recherches et d'investigations (BRI), aurait reconnu lui avoir porté un coup mortel au cours d'une dispute sur fond de jalousie.
Une jeune femme de 26 ans, identifiée par la police sous le nom de D. L. Fabienne, a été retrouvée morte le mercredi 28 octobre 2026, vers 6 heures du matin, dans la maison de deux pièces qu'elle partageait avec son compagnon au quartier Kennedy 2, à Daloa. Ce dernier, S. Arthur, employé de boulangerie âgé lui aussi de 26 ans, a été interpellé par la BRI de Daloa. Selon la police, il aurait reconnu avoir frappé la jeune femme au cours d'une dispute liée à des soupçons d'infidélité.
Une blessure mortelle à la tempe
Alertés, les éléments de la BRI de Daloa se sont rendus sur les lieux avec leurs collègues du commissariat du 2ᵉ arrondissement et de la Police scientifique et technique. La victime a été découverte allongée sur le dos, dans le salon. Les premières constatations ont révélé une blessure à la tête. Un médecin appelé sur place a confirmé le décès et évoqué un violent coup porté à la tempe à l'aide d'un objet.
La version du compagnon
Interrogé par les enquêteurs, S. Arthur a livré une première version des faits. Selon ses déclarations, une dispute aurait éclaté la veille au soir entre lui et sa compagne, sur fond de soupçons d'infidélité. La discussion aurait dégénéré en bagarre, au cours de laquelle il se serait saisi d'une bouteille pour porter un violent coup à la tempe de la jeune femme. Toujours selon son récit, Fabienne aurait succombé à sa blessure quelques heures plus tard.
Le procureur de la République a été informé, et l'enquête a été confiée à la BRI de Daloa afin d'établir les circonstances exactes du drame. Elle devra notamment préciser l'heure des faits et si la victime aurait pu être secourue à temps.
Des rumeurs démenties par la version officielle
Dès l'annonce du drame, plusieurs récits ont circulé sur les réseaux sociaux, évoquant une victime égorgée. Ces affirmations ne correspondent pas aux constatations de la police, qui font état d'une blessure à la tempe causée par un coup porté avec un objet. Daloa360 s'en tient aux éléments officiels de l'enquête.
« La jalousie ne justifie jamais la violence »
Selon des proches, Fabienne serait la fille unique de sa mère. Sa disparition a suscité une vive émotion dans le quartier et sur les réseaux sociaux, où de nombreux internautes ont dénoncé les violences faites aux femmes au sein du couple. « Les soupçons, la jalousie ou la colère ne peuvent justifier qu'on porte atteinte à la vie de l'autre », rappelle Police Secours dans sa communication.
Toute personne victime ou témoin de violences conjugales peut alerter la police en composant le 110.
Le suspect est présumé innocent tant que sa culpabilité n'a pas été établie par une décision de justice.
La rédaction de Daloa360 présente ses sincères condoléances à la famille et aux proches de la victime.
La Rédaction
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