près l'étape du district de la Marahoué, le président du Syndicat National Agricole pour le Progrès en Côte d'Ivoire, Koné Moussa, s'est rendu ce mardi 22 septembre 2026 à Guezon, dans la sous-préfecture de Duékoué, puis à Tcheminsson-Gozon, dans la sous-préfecture de Bangolo, à la rencontre des membres du SYNAP-CI du Guémon.
Cette tournée vise à faire connaître la réalité que vivent les planteurs de cacao à l'approche de la campagne 2026-2027. Sur le terrain, la misère est palpable et la colère est unanime face au prix du cacao jugé dérisoire.

« La souffrance que nous vivons dans ce village nous a rendus pauvres. Pauvres des pauvres. Nous travaillons cadeau. Aujourd'hui le prix du cacao est très bas, ça ne peut même pas nourrir une petite famille. On souffre pour rien. On travaille pour rien. Il faut que les autorités revoient ça, sinon vraiment nous souffrons trop », a confié un planteur de Guezon.
Un autre producteur, visiblement découragé, a ajouté : « Votre arrivée nous fait plaisir parce qu'on peut enfin s'exprimer. On nous dit : ne plantez pas là-bas, venez ici, replantez, ça va réussir. Mais qui va payer ? Le prix qu'on nous donne ne nous arrange pas. Un planteur ne peut même pas avoir un bon endroit pour dormir. On nous parle de 1800 francs le kilo, mais je peux jurer devant Dieu qu'il y a 1000 personnes ici qui n'ont même pas eu ces 1800 francs. On nous avait parlé de 2800 francs. Aujourd'hui on travaille pourquoi ? On veut aussi faire la joie de notre famille. Mais nos enfants sont restés dans la souffrance. »
Face à cette situation, le SYNAP-CI a une nouvelle fois interpellé l'État sur le mode de gestion du Conseil du Café-Cacao et sur le système d'instauration de la carte du planteur et son mode de fonctionnement, devenu un véritable casse-tête pour les producteurs. Selon le président Koné Moussa, depuis l'arrivée du nouveau directeur général du Conseil du Café-Cacao, Yves Koné, les planteurs ne font que subir des blocages.
Le syndicat dénonce un prix de 1 200 francs alors que sur le marché mondial le prix est à plus de 4 000 francs, et demande le départ sans condition du directeur général. Pour se faire entendre, le SYNAP-CI annonce une grève illimitée. « J'ai demandé à tous les producteurs de ne pas se précipiter pour vendre leur cacao. Personne n'a le droit de venir dans nos campements pour prendre notre cacao sans notre consentement », a martelé Koné Moussa.

Le président du SYNAP-CI a annoncé qu'il sillonnera les 22 régions de production pour présenter la position de son syndicat sur le prix bord champ de 1 200 francs CFA le kilogramme.
La Rédaction

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