Le Conseil du café-cacao (CCC) a appelé les sociétés coopératives de la délégation régionale de Daloa à se regrouper pour accroître leurs volumes de commercialisation et renforcer leur compétitivité. L'appel a été lancé le vendredi 2 octobre 2026 par Kacou Dadié A., directeur chargé des délégations régionales et de la commercialisation intérieure du CCC, lors du lancement officiel de la campagne 2026-2027 à Daloa.
« Il y a un émiettement des coopératives. Pour être fort, il faut se regrouper », a déclaré le directeur.
Des volumes trop faibles
Selon Kacou Dadié A., les coopératives de la délégation de Daloa commercialisent entre 100 et 200 tonnes de cacao, alors qu'un volume d'au moins 1 000 tonnes est nécessaire, selon lui, pour être compétitif.
Les coopératives qui n'atteignent pas ce niveau sont contraintes de revendre leur cacao à d'autres coopératives ou à des entreprises aux capacités commerciales plus importantes. Ces transactions entre opérateurs exposent de nombreuses coopératives à des pertes d'exploitation susceptibles de menacer leur survie, a-t-il indiqué.
De 517 à 317 coopératives
Le nombre de sociétés coopératives codifiées dans la délégation régionale de Daloa est passé de 517 lors de la campagne précédente à 317 en 2025-2026. Un nombre qui reste élevé pour la zone, selon le responsable du CCC.
5 000 tonnes pour devenir exportateur
Le directeur s'exprimait en réponse à la question d'un dirigeant de coopérative sur les avantages financiers liés à l'exportation directe du cacao. Il a plaidé pour une professionnalisation progressive de la filière, qui passe selon lui par la constitution d'entités économiquement solides.
« À terme, nous, le CCC, encourageons la professionnalisation. Et cette professionnalisation commence par la création de sociétés coopératives fortes », a-t-il affirmé. Selon lui, les coopératives aux capacités commerciales plus importantes exercent un « diktat » sur les plus faibles.
Pour le CCC, une coopérative devient forte lorsqu'elle est en mesure de commercialiser au moins 5 000 tonnes. Elle obtient alors le statut de coopérative exportatrice, avec les avantages financiers qui y sont associés.
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LA Rédaction

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