Selon l'AIP, l'Institution de formation et d'éducation féminine (IFEF) de Vavoua, dans le Haut-Sassandra, a organisé le 8 juin 2026 une journée portes ouvertes au cours de laquelle douze auditrices ont été primées pour l'excellence : six en couture et six en pâtisserie.
Les apprenantes ont exposé leurs réalisations - robes de mariée, tenues pour enfants et adultes, gâteaux de cérémonie. « Les IFEF offrent une véritable opportunité d'insertion professionnelle. Après notre formation, nous pouvons nous installer à notre propre compte et être indépendantes financièrement », a témoigné l'une des lauréates, Mlle Djoto Flore, de l'IFEF de Zoukougbeu.
La cérémonie s'est déroulée en présence du directeur régional du ministère de la Femme, de la Famille et de l'Enfant, Touré Abdoulaye, et du secrétaire général de préfecture de Vavoua, Kouakou Kouassi. L'IFEF accueille des jeunes filles non scolarisées ou déscolarisées pour une formation de trois ans, dans une logique d'autonomisation et d'insertion socioprofessionnelle.
Un potentiel encore largement sous-exploité
Derrière la réussite des lauréates, les responsables pointent une fréquentation trop faible. « Les effectifs demeurent très faibles au regard du potentiel de l'établissement », constate Touré Abdoulaye. L'IFEF de Vavoua disposerait de sept salles d'apprentissage et d'un personnel qualifié dans l'ensemble de ses filières : pâtisserie, couture, décoration, art floral, cuisine, puériculture et alphabétisation.
Les chiffres illustrent l'écart : de 3 auditrices en 2002, l'institution est passée à 44 inscrites en 2026, dans une commune de plus de 80 000 habitants. Pour le secrétaire général de préfecture, ce nombre reste « très en deçà des attentes » compte tenu de la démographie locale. Les responsables ont appelé à renforcer la sensibilisation auprès des populations et des leaders d'opinion.
Un enjeu d'autonomisation pour le Haut-Sassandra
Alors que l'emploi des jeunes et l'autonomisation des femmes figurent parmi les priorités régionales, l'IFEF de Vavoua apparaît comme un outil disponible mais insuffisamment utilisé. La question se pose dans les mêmes termes pour les institutions de Daloa, Issia et Zoukougbeu.
Source : AIP