La pression monte dans la filière cacao. En grève illimitée depuis cinq jours, le Syndicat national agricole pour le progrès en Côte d'Ivoire a fait escale ce lundi à Bouaflé pour mobiliser sa base du District Marahoué-Sassandra. C'est à « La Maison du Planteur », au quartier Marahoué, que le président national, Koné Moussa, a rencontré les producteurs de la région.
« Ce n'est pas une action politique, c'est un combat de survie. »
La rencontre a débuté par une minute de silence en mémoire de Diarrassouba Ibrahim, ancien coordinateur local du syndicat, récemment décédé. D'entrée, le leader syndical a cadré son combat : « Ce n'est pas une action politique, c'est un combat de survie. »
Le syndicat dénonce des stocks résiduels invendus entre les mains des planteurs à l'approche de la nouvelle campagne. Sur la carte du producteur, le président Koné Moussa s'inquiète des plafonds de vente et des mécanismes de commercialisation imposés par la carte. Enfin, sur la traçabilité, le SYNAP-CI affirme que des planteurs auraient reçu des notifications de vente de leur cacao sans l'avoir commercialisé. Une allégation que le Conseil du Café-Cacao rejette, assurant que son Système national de traçabilité fonctionne normalement.
Face à la presse, le SYNAP-CI maintient deux revendications non négociables : la prise en charge immédiate des stocks détenus par les producteurs et le départ sans condition du Directeur général du Conseil du Café-Cacao, Koné Brahima Yves.




« Nous travaillons beaucoup, nous souffrons beaucoup, mais ce sont souvent d'autres personnes qui bénéficient des fruits de notre travail à notre place. Ce n'est pas normal. » Goré Bi Tiéssé Roméo
Un mot d'ordre relayé par le coordonnateur régional, Goré Bi Tiéssé Roméo : « Nous travaillons beaucoup, nous souffrons beaucoup, mais ce sont souvent d'autres personnes qui bénéficient des fruits de notre travail à notre place. Ce n'est pas normal. »
Sur le terrain, la grève illimitée se poursuit. Le mouvement, parti de la base du District Marahoué-Sassandra, s'inscrit dans une dynamique de mobilisation des planteurs de la région, qui entendent peser sur les décisions de la filière cacao.
La Rédaction

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