Selon l'AIP, le ministre ivoirien de l'Agriculture, du Développement rural et de la Production vivrière, Bruno Nabagné Koné, a plaidé le 9 juin 2026 pour la suppression des barrières qui freinent la circulation des engrais entre les pays de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO).
Le ministre s'exprimait par visioconférence, depuis Abidjan, lors d'une session ministérielle extraordinaire consacrée à la révision de l'ECOWAP, la politique agricole régionale, et aux difficultés de gestion des engrais. La réunion était présidée par le ministre sierra-léonais de l'Agriculture et de la Sécurité alimentaire, Henry Musa Kpaka, en présence de ses homologues de la sous-région.
Lever les barrières tarifaires et non tarifaires
Au cœur de l'intervention de Bruno Koné : la « suppression des barrières tarifaires et non tarifaires entravant la libre circulation » des engrais dans l'espace communautaire. Le ministre a également recommandé d'harmoniser les politiques fiscales des États, de renforcer les capacités de production régionales et d'améliorer l'accès des producteurs aux intrants agricoles.
L'objectif affiché est double : garantir la souveraineté alimentaire régionale et accroître la productivité agricole en Afrique de l'Ouest, dans un contexte où le coût et la disponibilité des engrais pèsent lourdement sur les exploitations.
Un atelier national en juillet
La Côte d'Ivoire accueillera, début juillet 2026, un atelier national de validation destiné à évaluer l'ECOWAP et à préparer le troisième Programme national d'investissement agricole (PNIA III), feuille de route du secteur pour les prochaines années.
Pourquoi cela concerne le Haut-Sassandra
Les engrais figurent parmi les principaux intrants des filières qui font vivre la région : cacao, café et hévéa. Une circulation plus fluide et des prix mieux maîtrisés à l'échelle de la CEDEAO pourraient, à terme, alléger la facture des coopératives et des planteurs de Daloa, Issia, Vavoua et Zoukougbeu.
Source : AIP