96 % des Ivoiriens estiment que l'homme doit seul nourrir sa famille, selon un rapport conjoint de l'OCDE et de l'UNESCO publié le 3 juillet 2026. Cette donnée, relevée à l'échelle nationale, soulève des questions sur les représentations traditionnelles du rôle de l'homme et de la femme dans les foyers ivoiriens, y compris dans les communes de la région Haut-Sassandra comme Daloa, Issia ou Vavoua.
Une mentalité très répandue en Côte d'Ivoire
Le rapport, qui analyse les attitudes sociales en Afrique de l'Ouest, montre que la Côte d'Ivoire se distingue par ce taux de 96 %. L'homme y est massivement perçu comme le pourvoyeur unique de ressources pour le ménage. Ce chiffre illustre la persistance de normes culturelles fortement ancrées, même si l'autonomisation économique des femmes progresse dans plusieurs secteurs.
Dans la région Haut-Sassandra, cette réalité se retrouve aussi bien dans les zones urbaines (Daloa) que rurales (Bédiala, Gboguhé, Saïoua). Les femmes y contribuent pourtant largement aux revenus familiaux, notamment via les activités agricoles (cacao, café) et le petit commerce. Toutefois, l'idée que l'homme demeure le chef de famille responsable de la subsistance reste dominante.
Des implications sur l'éducation et l'égalité
Ces croyances peuvent influer sur l'accès des filles à l'éducation, l'autonomie financière des femmes, ou encore la répartition des tâches domestiques. Plusieurs acteurs de la société civile à Daloa plaident pour une sensibilisation accrue sur l'égalité de genre et le partage des responsabilités familiales.
Le rapport OCDE/UNESCO invite les décideurs africains à intégrer ces données dans leurs politiques sociales. La question de la représentation des rôles de genre dans les programmes scolaires ou les campagnes de communication publique pourrait, à terme, faire évoluer ces mentalités.
Vers un débat nécessaire
À Daloa et dans le Haut-Sassandra, le débat reste ouvert. Si beaucoup jugent normal que l'homme assume cette charge, d'autres voix s'élèvent pour rappeler que le développement économique de la région passe aussi par la reconnaissance du travail des femmes, tant dans les champs de cacao que dans l'entrepreneuriat local.
Source : Abidjan.net
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