Selon l'AIP, un accord tripartite a été conclu le mercredi 11 juin 2026 au siège de la Banque Nationale d'Investissement (BNI), à Cocody (Abidjan), pour dynamiser la transformation locale de la noix de cajou. Il réunit la BNI, le Conseil du Coton, de l'Anacarde et du Karité, et les transformateurs nationaux.
L'ambition affichée : faire passer la Côte d'Ivoire du statut de premier producteur mondial de noix brutes à celui de transformateur de référence, en portant la part des opérateurs nationaux dans la transformation locale de 25% à environ 30%.
Le montage financier
Le mécanisme repose sur un partage des rôles : le Conseil garantit 20% de l'approvisionnement en noix brutes, et la BNI finance les 80% restants, couvrant à la fois l'achat de la matière première et les opérations de transformation. « Ce modèle va renforcer la trésorerie des entreprises bénéficiaires et sécuriser les opérations d'approvisionnement », a expliqué le directeur général de la BNI, Youssouf Fadiga.
Les chiffres de la filière
La Côte d'Ivoire produit environ 1,5 million de tonnes de cajou par an, dont près de 700 000 tonnes sont déjà transformées localement. Mais cette transformation reste dominée à environ 75% par des multinationales, les opérateurs nationaux n'en détenant que 25%. L'accord vise la création d'emplois, des recettes fiscales, le développement d'une expertise industrielle nationale et des entrées de devises.
Et pour le Haut-Sassandra ?
Si l'anacarde est surtout cultivé dans le nord et le centre du pays, le renforcement de la transformation nationale concerne toutes les régions agricoles : il dessine un modèle, garantie d'approvisionnement plus financement bancaire, qui pourrait inspirer d'autres filières, dont le cacao et le café du Haut-Sassandra.
Source : AIP