Après la Marahoué et le Guémon, cap sur Bédiala. Le Syndicat national agricole pour le progrès de Côte d'Ivoire poursuit sa tournée nationale entamée le 21 septembre. En tournée dans le Haut-Sassandra, le président du SYNAP-CI, Koné Moussa, a appelé jeudi les producteurs de Bandiahi à rester mobilisés.
Devant les producteurs réunis à Bandiahi, son président, Koné Moussa, s'est félicité de la mobilisation. La preuve selon lui : la faible présence de cacao dans les ports d'Abidjan. « Le mouvement commence à produire des effets », a-t-il lancé.
Le syndicat dénonce des mécanismes de commercialisation qui ne garantiraient pas un revenu décent aux planteurs. Le prix de 1 200 francs CFA évoqué est jugé insuffisant. Le SYNAP-CI pointe aussi des contrats conclus à des niveaux supérieurs sans que certains acheteurs n'aient les liquidités pour honorer les achats.

En ligne de mire : le Conseil du Café-Cacao. Le SYNAP-CI réclame « un nouveau gestionnaire » et une meilleure redistribution de la valeur. Il cite les exemples du Ghana et de la Guinée.
Koné Moussa a tenu à recadrer le débat : « Notre syndicat est apolitique. Nous, nous sommes dans le cacao. » Il met en garde contre toute récupération politique de la grève et assure que le mouvement ne vise pas le régime du Président Alassane Ouattara.
« Nous sommes des ouvriers. Grâce à nous, la Côte d'Ivoire est le premier producteur mondial de cacao », a rappelé Tra Honoré, porte-parole des producteurs de Bédiala
Sur place, le mot d'ordre a trouvé un écho. « Nous sommes des ouvriers. Grâce à nous, la Côte d'Ivoire est le premier producteur mondial de cacao », a rappelé Tra Honoré, porte-parole des producteurs de Bédiala, en réclamant à son tour le départ pur et simple du Conseil du Café-Cacao. Les producteurs de la zone assurent rester mobilisés pour la suite du mouvement.
La Rédaction

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