La tension monte dans la région du Haut-Sassandra. Après la mort tragique de leur collègue Keita Daouda, professeur au Lycée Moderne de Bédiala, et les violences exercées contre plusieurs enseignants à la suite de cet événement, le Collectif des syndicats du secteur Éducation-Formation de Daloa a appelé l'ensemble des enseignants et des personnels à observer trois jours de deuil régional.
Ce mot d'ordre, signé par l'ensemble des syndicats membres du collectif, court du lundi 28 au mercredi 30 septembre 2026. Durant ces trois jours, aucune course, aucune activité pédagogique et aucune activité administrative ne seront assurées dans les établissements de la région.

Le collectif a également invité les enseignants à se mobiliser massivement selon un programme précis. Le lundi 28 septembre, les enseignants se retrouveront à la Préfecture de Daloa à 9 heures pour la lecture de la motion de protestation du collectif devant les autorités préfectorales. Le mardi 29 septembre, un rassemblement est prévu sur le lieu décès de leur collègue à 9 heures, pour un piquet d'hommage et de recueillement en mémoire de Keita Daouda. Le mercredi 30 septembre, les enseignants se rendront à Bédiala pour présenter les condoléances du monde éducatif et témoigner leur solidarité dans cette douloureuse épreuve.
Le collectif a invité tous les enseignants à se mobiliser massivement, dans le calme, la discipline et le respect des personnes et des biens. « Un enseignant est mort. Nous ne pouvons pas faire comme si de rien n'était », peut-on lire dans le mot d'ordre. Le collectif réclame justice pour Keita Daouda, justice pour les enseignants victimes, et appelle tous les personnels à s'unir pour la dignité et la sécurité des enseignants.
« Un enseignant est mort. Nous ne pouvons pas faire comme si de rien n'était », peut-on lire dans le mot d'ordre.
Pour rappel, Keita Daouda est décédé le samedi 26 septembre 2026 au corridor de Bédiala, percuté par une corde utilisée comme dispositif de barrage. Selon le rapport du collectif, l'enseignant se trouvait juste derrière un gros camion lorsque l'agent a relevé la corde, le projetant violemment au sol. Il est mort sur le coup. Des enseignants présents sur les lieux ont ensuite été victimes de violences et de gaz lacrymogènes. Un autre enseignant a été gravement blessé et conduit à l'hôpital.
Le collectif rappelle qu'un autre collègue avait déjà fait deux jours de coma dans les mêmes circonstances au mois de juillet, au même endroit. Les agents de ce corridor ne sont donc pas à leur premier forfait, selon le collectif.
La Rédaction

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